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Vulnérabilités et prévention

Œuvrer pour l’épanouissement et le bien-être de chaque enfant et de chaque jeune

La CNAPE entend lutter contre toutes les formes de vulnérabilité impactant les enfants et les jeunes

Parmi les situations de vulnérabilités, la pauvreté connaît une aggravation inquiétante. Aujourd’hui, 1 enfant sur 5 est pauvre en France. La part de jeunes en situation de pauvreté est identique démontrant la difficulté de notre pays à lutter contre la reproduction des inégalités sociales. Ce fléau est souvent corrélé à de nombreux facteurs tel l’isolement entrainant une multiplication des fragilités. Le développement, le bien-être et l’épanouissement de ces enfants et de ces  jeunes en sont fortement impactés et ils  rencontrent des  vulnérabilités qui s’ancrent dans leur quotidien à mesure qu’ils grandissent.  C’est pourquoi, la CNAPE milite pour penser l’accompagnement global de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte dans leur environnement afin de répondre à leurs besoins et respecter leurs droits.

Afin d’agir sur la survenance des vulnérabilités, la prévention est un enjeu majeur pour toute société soucieuse du bien-être de sa jeunesse et de son devenir. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour que les personnes vivant sur notre sol puissent grandir et s’épanouir le mieux possible, et pour les préparer au mieux à leur futur. C’est un esprit de prévention et de « prévenance » qu’il est impératif de développer dans notre pays.

Responsable du pôle Pauline de la Losa

Groupes de travail

Le groupe de travail relatif à la prévention précise son programme de travail

Le groupe de travail prévention de la CNAPE s’est réuni en septembre afin d’échanger sur les effets du confinement et du déconfinement sur les enfants et sur les actions de prévention et de préciser le périmètre de travail de ce groupe.

Tout d’abord, les membres sont revenus sur les impacts de la crise sanitaire. Les échanges font émerger la crainte d’un arrêt des actions préventives dans de nombreux territoires et ce pour de multiples raisons : non reprise de certains services dédiés aux interventions préventives, non-réponses ou retards accrus par le confinement pour donner suite aux besoins d’accompagnement, effet « embouteillage » de situations engendrant la priorisation pour les plus urgentes avec le risque de dégradation de celles renvoyées à plus tard, etc. Le groupe craint que la prévention soit mise à mal dans un tel contexte. Cette réalité entrainera des conséquences néfastes sur les enfants et leur famille dont les difficultés s’accentuent faute d’aide et d’accompagnement adapté. Il a été rappelé que la CNAPE s’attache à recueillir les retours du terrain relatifs aux conséquences de la situation sanitaire. Pour autant, il importe de ne pas en tirer de conclusions trop hâtives et d’avoir plus de recul. La fédération engagera prochainement une recherche.

Le groupe s’est intéressé au rapport « 1000 premiers jours de l’enfant, là où tout commence ». Il salue les propositions, même s’il relève des manques. Pour autant, il souhaite qu’elles soient traduites concrètement sur le terrain, le défi étant l’opérationnalité. C’est pourquoi, un travail sera mené par le groupe afin d’identifier les leviers et le rôle des associations dans le passage à l’action pour le jeune enfant.

Création d'un groupe de travail de la CNAPE relatif à la prévention

La CNAPE porte depuis de nombreuses années la prévention comme devant avoir une place de premier plan dans toutes les politiques publiques d’action sociale, et particulièrement pour celles concernant l’enfance et la jeunesse. Position d’autant plus affirmée depuis son recentrage lors de l’Assemblée générale de 2018 qui étend son expertise dans tous les domaines qui ont trait à l’enfance et à la jeunesse. La question de la prévention ne va pas de soi, singulièrement dans le champ de la protection de l’enfance. En dépit des lois de 2007 et de 2016, et des différents travaux qui plaident en sa faveur, elle est loin de faire consensus. Ainsi, certains décideurs publics et associatifs l’excluent de cette politique publique, ou la restreignent a minima. D’autres l’étendent à tous les niveaux (primaire, secondaire, tertiaire).

Ce groupe de travail s’attachera à déterminer en tout premier lieu le périmètre de la prévention pour la CNAPE. Comment la définir ? Quelles actions la composent ? Quelles politiques publiques la portent ? Quel niveau lui donné ? …  sont autant de questions auxquelles il s’attachera à répondre. Il a pour objectif de réunir des professionnels de tous horizons (accompagnement à la parentalité, accueil du jeune enfant, médico-social, protection de l’enfance, protection judiciaire de la jeunesse) afin de favoriser la transversalité et de déterminer les enjeux de prévention et des modalités d’action.

Recommandations de la CNAPE sur les visites en présence d’un tiers

Avec l’augmentation des visites en présence d’un tiers ordonnées par les magistrats, diverses pratiques d’accompagnement du lien parents/enfants ont vu le jour. Le vocabulaire prolifique attaché à ces interventions témoigne de la richesse des approches possibles, mais aussi, suscite une certaine confusion quant à leurs finalités. Cela pose aujourd’hui de nombreuses questions tant sur les plans éthique, théorique, que clinique et opérationnel.

Face à ces constats, la Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux (FENAMEF) et la CNAPE en lien avec la Fédération Française des Espaces de Rencontres (FFER) ont créé un groupe de travail en 2019. Il avait pour objectif de clarifier la définition, la délimitation et le cadre des visites en présence d’un tiers. Il a été rejoint par Adédom.

Le groupe a élaboré une contribution. Il s’est agi d’appeler à clarifier le cadre et les fondements des visites en présence d’un tiers tant sur le plan juridique que sémantique. Il a préconisé de préciser les objectifs de cette mesure et posé des recommandations de bonnes pratiques à destination des professionnels et des financeurs. Il a été rappelé que ces visites devaient être ordonnées et mises en œuvre avant tout dans l’intérêt de l’enfant et non pour satisfaire celui du ou des parent(s). Afin de répondre au plus près aux besoins de l’enfant et de favoriser un cadre protecteur, a été soulignée la nécessité, pour chacune des visites, de la préparer en amont et de faire le point en aval avec l’enfant.

Contribution de la CNAPE au rapport annuel consacré aux droits de l’enfant du Défenseur des droits et de la Défenseure des enfants : L'enfant de la naissance à six ans, pour une politique de prévention et de protection respectueuse des droits de l'enfant

Les éléments développés dans ce document s’appuient sur les réalités de terrain des adhérents de la CNAPE ayant participé à cette contribution. Ils interviennent sur une grande partie du territoire national ce qui permet de donner une idée de sa réalité sans avoir la prétention d’en être le reflet.
Cette contribution s’axe principalement sur les enfants évoluant dans une situation familiale précaire, ou en risque de danger voire en danger.
Selon les estimations de l’Observatoire National de Protection de l’Enfance, aujourd’hui, 80% des placements résulteraient d’une situation de négligence. Une prévention précoce à destination de l’enfant et de ses parents aurait pu permettre d’endiguer, ou a minima d’en amoindrir les effets.

Compte tenu de sa longue expérience, la CNAPE préconise d’investir massivement dans la prévention précoce.

Contribution de la CNAPE à la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes

La CNAPE a pleinement pris part à la concertation pour la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes qui s’est déroulée de décembre 2017 à mars 2018.

La CNAPE s’est principalement investie dans le groupe de travail n°2 « prévenir la vulnérabilité des jeunes et favoriser leur insertion ». Elle a participé aux réunions qui se sont tenues en son sein et a élaboré une contribution relative aux plateformes ressources.

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Les membres de la commissions