La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a récemment publié son enquête annuelle sur les aides sociales qu’elle réalise auprès des départements. Une partie se concentre sur les données de l’aide sociale à l’enfance.
Un nombre de mesures toujours en hausse
Fin 2024, la France comptait 405 500 mesures d’aide sociale à l’enfance (ASE) bénéficiant à des mineurs et jeunes majeurs, soit une progression de 1,6 % pour l’année 2024. Ces mesures se répartissent entre 55 % d’accueils en dehors du milieu familial (224 700 jeunes) et 45 % d’actions éducatives exercées en milieu familial (180 800 jeunes).
Le rapport met notamment en avant une forte progression du nombre de jeunes pris en charge par l’ASE à la suite de leur majorité. Fin 2024, 32 600 jeunes majeurs bénéficient d’un accueil provisoire jeune majeur (APJM), soit une hausse de 6,5 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation s’explique, entre autres, par le nombre plus élevé de mineurs accueillis les années précédentes (notamment de mineurs non accompagnés) ainsi que par la mise en oeuvre des dispositions de la loi du 7 février 2022.
Modes d’accueil : une baisse continue de la part d’enfants accueillis chez une assistante familiale
Les chiffres de 2024 montrent le déclin déjà amorcé depuis 2008 de la proportion d’enfants confiés à des assistantes familiales : 35% fin 20241. Depuis fin 2022, l’accueil en établissement est devenu la modalité la plus fréquente. En outre, l’hébergement autonome en foyers d’étudiants ou de jeunes travailleurs, et le placement à domicile2 sont des modes d’accueil qui ont augmenté de manière régulière ces dernières années.
